La fin des cabines de bronzage ?

La fermeture des cabines de bronzage ?

Nous dirigeons nous vers une suppression des cabines de bronzage ? Dans un rapport publié début octobre, l’agence de sécurité sanitaire (ANSES) demande aux pouvoirs publics de « prendre toute mesure de nature à faire cesser l’exposition de la population aux ultraviolets artificiels émis par les cabines de bronzage à des fins esthétiques ». L’agence réclame également l’arrêt de la vente de ce type d’appareil à des particuliers.

Les études de l’ANSES démontrent que « les personnes ayant eu recours au moins une fois aux cabines de bronzage avant l’âge de 35 ans augmentent de 59 % le risque de développer un mélanome cutané. En France, il a été estimé que 43 % des mélanomes chez les jeunes pouvaient être attribués à une utilisation de ces cabines avant l’âge de 30 ans ».

Et franchement ? Toujours d’après les études de l’agence : une petite séance d’UV en cabine, c’est l’équivalent une exposition de même durée sur une plage des Caraïbes. Alors, c’est cool pour le look. Mais ces expositions aux U.V artificiels se cumule avec les doses naturelles. Et contrairement à ce qu’on peut parfois penser

Autre chiffre inquiétant… Les contrôles effectués dans les centres par la DGCCRF ont révélé que 63% des appareils testés étaient non conformes. Parfois en raison de manquement à la sécurité, d’autres fois pour non-respect de la réglementation. Certains appareils n’avaient subi aucun contrôle technique depuis plus de 7 ans.

les cabines de bronzage présenteraient un risque selon l'ANSES

 43 % des mélanomes chez les jeunes pouvaient être attribués à une utilisation de ces cabines avant l’âge de 30 ans.

Un enjeu économique

Une demande loin d’être nouvelle. Depuis 2015, dermatos, médecins et sénateurs demandent l’interdiction de ces cabines, sans jamais être suivis par le gouvernement. La France compte aujourd’hui 350 centres de bronzage et quelques 4500 instituts qui utilisent des cabines de bronzage. L’ANSES, dans son étude, explique que « le risque de cancer associé aux UV des appareils de bronzage artificiel est avéré ».

Le Brésil et l’Australie ont déjà fermé ce type d’établissement chez eux. En France, depuis 2009 et le début des polémiques sur le bronzage artificiel, l’activité de ces centres a été divisée par 2. Et aujourd’hui donc, 22 000 emplois seraient menacés.

Alors, cette fois ci, l’ANSES sera-t-elle entendue par le gouvernement ? Affaire à suivre.

Mais toi ? Vas-tu continuer à profiter des centres et des cabines U.V pour ton bronzage ?

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