E-COMMERCE : LA FIN DU GÉOBLOCAGE.

E-commerces : la fin du géoblocage

Depuis le lundi 3 décembre, une directive européenne interdit aux sites de e-commerce de mettre en place des systèmes de géoblocage. Ils ne pourront donc plus pratiquer des tarifs différents en fonction de la nationalité du consommateur.

Le blocage géographique existait jusque là sur de nombreux sites. Cette technique consiste a identifier la provenance d’un utilisateur. Puis de le rediriger automatiquement vers le site de e-commerce relatif à son pays d’origine.Parfois même, l’internaute voyait tout simplement son accès bloqué.

Cette nouvelle réglementation européenne devrait permettre aux consommateurs de bénéficier de prix plus équitables. L’UFC – Que choisir se réjouit de cette décision. D’après l’association de consommateur, cette pratique permettait aux entreprises européennes de segmenter les marchés en Europe et appliquer des tarifs ou des conditions différentes en fonction de la nationalité de leurs clients

Une enquête européenne de 2015 révèle que 63% des site utilisaient cette technique. Conséquence, une famille italienne par exemple, payait un séjour à Disneyland 50% de plus qu’une famille française.

Ce que ça change

Aujourd’hui, avec cette réglementation, les internautes français peuvent par exemple réserver leur chambre d’hôtel en passant par la plate-forme allemande de la chaîne, acheter un billet d’avion sur le site anglais de la compagnie, etc… Et d’une manière générale, comparer plus facilement les prix et choisir les plus avantageux.

Attention cependant ! Cette règle n’impose pas aux e-commerces de livrer leurs produits dans votre pays. Si vous achetez votre machine à laver sur un site allemand, vous risquez de devoir aller le chercher sur place. Ou alors de vous débrouiller par vous-même pour vous le faire livrer.

De même, cette directive n’interdit pas aux e-commerces de pratiquer des tarifs ou des conditions variables sur les différentes versions de leurs sites.

Des exceptions

Cette mesure ne s’applique pas à tous les domaines. Leurs œuvres protégées par le droit d’auteur, par exemple, ne sont pas concernées. Par ailleurs, le blocage de sites contrevenant à la législation d’un pays est toujours autorisé. : des sites sur lesquels seraient présents des produits dont la vente est illégale dans le pays par exemple, ou proposant de la publicité interdite.

A terme, l’union européenne souhaite également s’attaquer aux tarifs de livraisons transfrontaliers, qu’elle juge « dissuasifs ».